Séminaire d’Epistémologie de la psychiatrie 2020-21

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En partenarait avec l’ASM13 et l’espace Ethique d’Île de France et le département de recherche du en éthique de l’Université Paris-Sud Paris-Saclay.

A la fin de cette année 2019/2020 pour le moins chaotique, nous avons la chance de pouvoir dire, dans la mesure de nos modestes ambitions, que cette première saison a été un succès. Nous avons trouvé à qui et avec qui parler : le public était, en plus d’être raisonnablement nombreux, particulièrement stimulant et générateur de débat. Vous avez largement contribué à faire de cette première année de travail une année réussie malgré la grève, l’épidémie et l’apparente opacité du sujet. Cette année nous reprenons, avec la même ambition d’illustrer la complexité d’un savoir psychiatrique qui souffre des efforts de réduction, de rationalisation que les temps actuels commandent souvent.

Le premier jeudi de chaque mois, de 18h30 à 20h30, CMP Paumelle : 11, rue Albert Bayet, 75013 Paris.  Renseignements et inscription : Psy 13 : 01.40.77.43.90

Luc Faucher, Psychiatre, Psychanalyste et directeur de l’institut de psychanalyse de Saint Anne, et qui nous fera l’amitié de nous donner un aperçu de ce que soigner signifie quand on est capable d’intégrer ce qui semble être des paradoxes très contemporains.
Jean-Christophe Coffin, Historien au Centre Koyré de l’EHESS qui est intervenu, mais depuis la salle l’année dernière, vigilant dans l’usage de nos mots peut-être convenus (clinique, soin, humanisme…). Il nous dira quelque chose de la psychiatrie italienne des années 70. Peut-être pour faire envisager le savoir psychiatrique par sa négation, ou par la réduction de son champ ?
Leo Coutellec, épistémologue dont on sait déjà qu’il aura à cœur de nous faire entendre quelque chose à sa discipline. On peut s’attendre à des éclairages conceptuels. Savoir, science, clinique… Des clefs pour nous aider à qualifier la psychiatrie.
Et puis nous poursuivrons notre quête de complexité.
Celle qui apparaît quand on questionne les places respectives, les nosographies du psychanalyste et du psychiatre avec Vassilis Kapsambelis, psychiatre et psychanalyste, responsable du centre de psychanalyse Evelyne et Jean Kestemberg et ancien directeur de l’ASM13.
Celle qui trouble le clinicien quand il doit faire avec les données de l’objectivité et de la subjectivité dans un même effort. C’est de ce sujet, auquel il a consacré une part importante de son travail, dont viendra nous entretenir Bruno Falissard, pédo-psychiatre et Professeur de santé publique.
C’est encore le respect de la complexité du fait psychiatrique qui semble être aux origines de la démarche « anthropo-psychiatrique » de Jacques Schotte, effort édifiant d’intégration des données médicales et anthropologiques, subjectives et objectives ; Jean-Louis Feys (…), auteur d’un ouvrage à son sujet et figure active et reconnue de l’épistémologie psychiatrique contemporaine, viendra l’évoquer pour nous et nous rappeler l’importance et la modernité de cette pensée.
Nous sommes enthousiastes à l’idée de pouvoir faire suivre cette séance par une séance plus spécifiquement phénoménologique, comme pour illustrer que l’on aura quelque chose de juste à dire du symptôme quand on aura décidément accepté qu’il a plusieurs faces, qu’il ne peut être envisagé comme un simple objet médical. C’est avec l’appui de Camille Abettan, psychiatre et docteur en philosophie, à qui l’on doit un ouvrage très récent sur la question phénoménologique en psychiatrie que nous projetons de faire ce travail.
Clément Fromentin, qui veille avec nous sur ce séminaire, psychiatre, psychanalyste et membre éminent de l’Evolution Psychiatrique, viendra ensuite nous rappeler que l’épistémologie en psychiatrie, si elle semble aujourd’hui insuffisamment investie et sujette à réflexion, est une question ancienne. Nous constaterons qu’il en existe une histoire, des courants, des ouvrages de référence et des acquis conceptuels.
Enfin, nous terminerons l’année avec le symptôme du côté de l’expérience Symptomatique et ainsi finirons de lui restituer son caractère complexe ; en effet, nous recevrons Emilie Hermant (auteure et psychologue clinicienne) et Katrin Soldhju (historienne et philosophe des sciences) qui présenteront leur travail original et stimulant de constitution d’un savoir expérientiel. Elles parleront plus spécifiquement du déni et lui rendront de sa valeur, de sa positivité.
Nous aurons, j’en suis sûr, après cette année de travail, perdu en certitudes et gagné en clarté.
Planning 2020/2021 :
Le premier jeudi de chaque mois :
3 Septembre : Léo Coutellec
1 er Octobre : Luc Faucher
5 Novembre : Temps de synthèse (Xavier Bonnemaison, Benjamin Weil, Paul-Loup Weil-Dubuc)
3 décembre : Vassilis Kapsambelis
7 Janvier : Bruno Falissard
4 Février : Jean-Louis Feys
4 Mars : Camille Abettan
1er Avril : Clément Fromentin
6 Mai : Jean-Christophe Coffin
3 juin : Katrin Solhdju et Emilie Hermant